FASTIDIOTIE DE LA RAISON, de Marie-Claire

« Ce ne sont pas des blagues: tu me fais fondre et c'est un imprévu. Je ris au fond de ma coquille qui craque et pour la première fois je fais ta découverte: je délaisse mon imagination pour m'abreuver au réalisme de ton beau mystère. J'en perds la notion de ma fixation en appréhendant du bout de la langue une vague saveur de réalité. Je ne rêve pas, mais je ne pourrais le jurer, tellement l'éclairage est anormal. C'est toi qui rêves et qui changes l'atmosphère, et c'est toi que j'aime en silence. » (p. 93)

FASTIDIOTIE DE LA RAISON, de Marie-Claire

« Autrement dit c'était de toi dont j'avais soif, et je me demandais ce que cela me ferait de sentir ton corps contre le mien: nous étions si osseux! Connaîtrions-nous tous les deux, lors d'une étreinte prolongée, la sensualité cachée des maigres androgynes? Animal mystère de nos respectives histoires, apparaissant à justes doses comme s'ouvrent les épervières, laisse des traces dans les champs au cas où tu voudrais m'appeler; j'irais à ta rencontre illico sans prendre le temps de penser. » (p. 29)

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