RENARD, de Simon Philippe Turcot

« Les toiles ouvrent des chemins, montrent ce qui vit derrière ce qui se voit. L'arbre pousse, l'arbre tombe, la pierre se fend, l'ouragan souffle, le feu nous prend. Certaines images traversent les corps et le temps. » (p. 50)

RENARD, de Simon Philippe Turcot

Renard, comme une présence paisible. Un ami qui nous guide sur les chemins des bois et de la création. Présence sereine, rassurante, chaleureuse, qui, au détour d'un sentier, nous laisse en plan devant un paysage avec pour seule consigne, chuchotée à l'oreille en partant: « Contemple, et apprends. »

LE REGARD EST UNE LONGUE MONTÉE, de Geneviève Boudreau

« Tara m'enlace les épaules. Cache son visage dans mes cheveux. Saisir ses mains, resserrer son étreinte. Rien que cette présence. Elle appuie son visage contre ma nuque. Un instant, j'habite son histoire. Tshiminushkueun, kie tshin. » (p. 39)

LE REGARD EST UNE LONGUE MONTÉE, de Geneviève Boudreau

La poésie de Geneviève Boudreau, c'est une interface sensible entre les courants qui viennent du dedans et ceux qui viennent du dehors. Parfois c'est le paysage qui s'appuie contre la vitrine du coeur, y imprime son image; parfois, c'est le coeur qui se surimpose au paysage. Et puis, il y a ces gens qui y habitent − et ce coeur, et ce paysage − et qui, entre leur bras noués, retiennent l'essentiel.

FRAYER, de Marie-Andrée Gill

Quand je pense au dernier recueil de Marie-Andrée Gill, je vois un portrait de femme troué de toutes parts, comme un tableau réalisé à partir de plusieurs planches d'anatomie superposées. On y distingue la peau, les cheveux, la silhouette et les traits du visage, avec partout des trous pour voir ce qui se cache en-dessous: les nerfs, les muscles, les os et les organes offerts. Des choses superficielles et légères, et d'autres, ancrées profondément dans la chair. Et entre les deux, constamment, ces trous dont on n'arrive jamais à savoir s'il s'agit de blessures encore vives ou d'ouvertures taillées exprès pour nous permettre de voir à travers. Quoi qu'il en soit, c'est beau, c'est cru, c'est

FRAYER, de Marie-Andrée Gill

« nos rêves sentent la boucane et dessinent un voilier d'oies blanches sur le plafond des possibles j'ai dans le ventre un ski-doo la nuit sur l'asphalte avec toutes les étincelles que ça peut faire » (p. 53)

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