LE JEU DE LA MUSIQUE, de Stéfanie Clermont

Un recueil de nouvelles qui se lit comme un roman, avec ses personnages récurrents et ses va-et-vient dans le temps. Un livre dur et beau sur ce que c’est que d’être jeune aujourd’hui, sur ce que c’est que de vivre dans un monde qui sollicite constamment notre participation et notre engagement sans nous offrir les clés d’un bonheur permanent. Un livre d’un réalisme remarquable, qui blesse autant qu’il émeut. Un livre sur la fragilité des liens qui nous unissent, et sur leur absolue nécessité. Un coup de cœur, vraiment, mais qui l’égratigne, ce cœur, et nous incite à prendre soin les uns des autres, à nous aimer sincèrement.

LES ANODINS, de Gabriel Robichaud

« Le vrai monde C’est de même Que les fakes Les appellent Pour se sentir moins mal Chaque fois Qu'y leur crachent dessus » (p. 67)

LE CRI DE LA SOURDE, de Sylvie Nicolas

Sylvie Nicolas est très certainement l’être écrivant qui m’émeut le plus actuellement. Elle a plusieurs publications à son actif, mais je l’ai véritablement découverte avec Les variations Burroughs il y a deux ans. Ce livre m’avait beaucoup touché, et j’étais fébrile à l’idée de lire Le cri de la sourde, paru un peu plus tôt cet automne. Je n’ai pas été déçu. Sylvie Nicolas est une écrivaine extraordinaire. Je ne sais trop comment l’expliquer, mais elle me donne l’impression de dilater l’âme humaine et de s’y déplacer comme si elle circulait dans sa propre maison. Attentive aux menus détails du quotidien comme aux amples déploiements de la mémoire et de la pensée, elle accompagne les mouveme

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