LA VIE HABITABLE, de Véronique Côté

7/12/2014

«Forer, c'est détruire. Faire passer un pipeline sous le fleuve, c'est détruire. Construire un terminal pétrolier, c'est détruire. C'est tout.

Forer ici, c'est nous détruire nous-mêmes.

Nous. Ce qui nous constitue. Nous les marsouins, nous le fleuve, nous les iles, nous le silence, nous les champs, nous la douceur de vivre, nous les jardins, nous les générations à venir, nous les baleines, nous l'amour.

Nous pouvons désobéir. Dire haut et fort: nous ne voulons pas nous détruire. Nous pouvons refuser - donner voix à ce qui proteste en nous. Réciter ce poème, le plus court mais l'un des plus puissants: NON.»

(p. 63)

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