LA VIE HABITABLE, de Véronique Côté

«Forer, c'est détruire. Faire passer un pipeline sous le fleuve, c'est détruire. Construire un terminal pétrolier, c'est détruire. C'est tout. Forer ici, c'est nous détruire nous-mêmes. Nous. Ce qui nous constitue. Nous les marsouins, nous le fleuve, nous les iles, nous le silence, nous les champs, nous la douceur de vivre, nous les jardins, nous les générations à venir, nous les baleines, nous l'amour. Nous pouvons désobéir. Dire haut et fort: nous ne voulons pas nous détruire. Nous pouvons refuser - donner voix à ce qui proteste en nous. Réciter ce poème, le plus court mais l'un des plus puissants: NON.» (p. 63)

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